Son nom scientifique est Olea europaea var. Sylvestris, mais on l’appelle couramment acebuche. Vous l’entendrez aussi désigner comme olive sauvage ou olive de bord. C’est un arbre pérenne d’une dizaine de mètres de haut qui pousse dans les forêts et les chaînes de montagnes du sud de l’Europe, avec des spécimens dispersés dans tout le bassin méditerranéen.
Le tronc de l’olivier présente une écorce lisse de couleur grise ou brune, très semblable à celle de l’olivier cultivé auquel il est apparenté. Sa ramure adopte une forme arrondie et étalée. L’olivier sauvage pousse d’abord en hauteur, puis étend ses branches en créant une ombre dense. De ce fait, les feuilles des branches inférieures sont plus sombres que celles de la cime.
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Ses feuilles sont ovales, vert foncé à la face supérieure et pâles au revers, disposées en opposition sur les rameaux. Contrairement à beaucoup d’autres arbres, ses feuilles servent à la fabrication de médicaments. Elles possèdent notamment des propriétés pour faire baisser la tension artérielle et réduire la glycémie.
Il fleurit au printemps en produisant des fleurs hermaphrodites regroupées en panicules axillaires. La corolle est blanche. Son fruit, l’olivier sauvage, ressemble à l’olive classique mais reste plus petit.
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L’olive sauvage s’adapte à tous les types de terrains, préférant tout de même les sols riches et calcaires. Elle tolère bien la chaleur mais craint le froid, particulièrement les gelées. Elle se reproduit par graines, bien que cette méthode pose des difficultés en pépinière. La plupart des oliviers sauvages actuels proviennent en réalité des oliveraies voisines. Dans ces zones cultivées, les oliviers issus de graines ne conviennent pas à la production d’olives (ce sont des “bordures”), ils doivent donc être greffés. Situés en dehors de l’oliveraie, ils échappent à ce processus et deviennent sauvages.
Il se distingue de l’olivier cultivé sur de nombreux points, dont deux principaux : son port plus touffu et la présence d’épines nombreuses sur ses branches. Son usage premier consiste à nourrir le bétail qui raffole de ses fruits à l’automne. Les oiseaux le consomment aussi, trouvant dans ces fruits une précieuse réserve de graisse pour affronter l’hiver ou leurs migrations.
On le trouve également fréquemment comme arbre ornemental dans les parcs et jardins. Certains amateurs ont même créé de magnifiques bonsaïs à partir de jeunes plants. Sa présence en Europe remonte à l’Antiquité puisque les vainqueurs des Jeux Olympiques recevaient une couronne de rameaux d’olivier sauvage.
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Aujourd’hui, on replante des olives sauvages pour restaurer les massifs forestiers ravagés par le feu ou certains parasites, car ils offrent une meilleure résistance que les variétés d’olivier traditionnel. C’est un arbre très longévif, capable de vivre plus d’une centaine d’années.
Photos : juntadeandalucia.es
